
Créé en 2022 par les Britanniques Yezen Alani et Sarah Hamouda de la chocolaterie FIX Dessert, le chocolat dit Dubai « Can’t Get Knafeh of It » a depuis été copié, mais jamais égalé… Cette gourmandise est composée de chocolat laitier, knafeh (une pâtisserie filo sucrée), pistaches et tahini pour un mélange à la fois croquant et fondant. Vendue à 15 euros la tablette, elle est rapidement devenue un phénomène viral après son partage sur TikTok, attirant dès lors des acheteurs du monde entier.
Chocolat Dubai de chez FIX, Histoire d’un Succès Mondial
À une époque où la créativité culinaire est souvent copiée, l’histoire du chocolat « Can’t Get Knafeh of It » par « FIX Dessert Chocolat » illustre parfaitement les défis auxquels font face les créateurs d’aliments innovants. Ce chocolat, inspiré de la pâtisserie traditionnelle levantine qu’est le knafeh, a ainsi rapidement captivé l’attention mondiale après être devenu viral sur TikTok.
Cependant, cette popularité soudaine a également ouvert la voie à une prolifération de copies bon marché dans les rayons des hypermarchés. Le concept derrière « Can’t Get Knafeh of It« , alias chocolat Dubai, est né de la passion et de l’ingéniosité de Yezen Alani et de son épouse Sarah Hamouda, un couple britannique installé à Dubaï depuis une décennie. Leur histoire débute en 2022, lorsque Sarah, alors enceinte, imagine une recette unique mêlant du chocolat au lait onctueux, une garniture croustillante faite de filo sucré et de pistaches, ainsi que d’une touche de tahini pour un goût subtil et sophistiqué. Ce mélange inédit devient rapidement une sensation locale, vendue initialement à 15 euros la barre.

Le phénomène viral a mondialisé le chocolat Dubai
Cependant, c’est grâce à une vidéo partagée sur TikTok que ce produit artisanal gagne une renommée internationale. Maria Vehera, une influenceuse, immortalise l’instant où elle mord dans cette barre, révélant une garniture verte et fondante. Cette scène séduit des millions. d’internautes, provoquant une véritable ruée vers Dubaï pour goûter à ce trésor gustatif. Contrairement aux nombreuses versions industrielles qui ont vu le jour depuis, chaque barre de l’entreprise FIX Dessert Chocolatier est fabriquée avec un soin méticuleux. Toutes les étapes, de la sélection des ingrédients jusqu’à la finition finale, sont réalisées à la main.
Yezen explique dans une interview accordée à la BBC que « tout est entièrement fait à la main. Chaque conception est unique, chaque étape nécessite une attention particulière. Nous utilisons des ingrédients premium, comme des pistaches triées à la main et transformées spécifiquement pour notre recette. » Le processus implique également une cuisson précise, un moulage délicat du chocolat autour de la garniture, et une conservation rigoureuse, car ces barres doivent être conservées au réfrigérateur et ont une durée de vie limitée. Cette approche contraste fortement avec les versions industrielles de Nestlé, Lidl, ou Lindt, dont les produits similaires sont conçus pour durer.

Nestlé, Lidl, Lindt, Marks & Spencer, Normal, tout le monde s’y met
Face à l’engouement croissant pour le chocolat de Dubaï, les grandes enseignes alimentaires n’ont pas tardé à réagir. Nestlé, Lidl, Lindt, Selfridges, Waitrose, Normal et même Marks & Spencer ont lancé leurs propres éditions de ce dessert tendance. Ces alternatives, bien que moins coûteuses (entre 5 € pour Lidl et 30 € pour certaines éditions haut de gamme), tentent de reproduire l’apparence et le goût du produit original. Pourtant, malgré leurs efforts marketing, ces imitations peinent à égaler la qualité de la barre « Dubai » de chez FIX Chocolatier. Par exemple, le Big Daddy Bar de M&S repose sur une recette différente incluant du caramel salé et des morceaux de biscuits.
Bien que ces chocolats. « grand public » comme celui de Lindt aient été vendus en moins de 1h10 minutes sur TikTok Shop, cela illustre non seulement la demande explosive pour ce type de chocolat, mais aussi la frustration des consommateurs face à la rareté de l’original. Pour Yezen et Sarah, cette vague d’imitations représente un défi majeur. D’une part, ils reconnaissent que leur succès a contribué à démocratiser un dessert autrefois exclusif. D’autre part, ils déplorent l’impact négatif que ces copies peuvent avoir sur leur marque. « C’est très frustrant parce que les gens essaient des contrefaçons, ce qui nuit à notre réputation », confie Yezen.
Le couple souligne également que la production artisanale exige des ressources considérables. En effet, leur petite entreprise familiale qui employait initialement une seule personne pour répondre à sept commandes quotidiennes a dû se transformer en une opération industrielle capable de gérer 500 commandes par jour avec une équipe de 50 employés. Malgré cette expansion, ils restent fidèles à leur philosophie de luxe et d’exclusivité. Cependant, en tant que consommateurs, nous avons le pouvoir de soutenir ces artisans qui cherchent à repousser les limites de la gastronomie et ce quel que soit leur domaine plutôt que de se tourner vers des industriels peu regardant sur la qualité…
Il est plus que jamais temps de soutenir l’artisanat pour préserver l’excellence !
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